Avec un taux à 1,75%, le livret A a mauvaise mine

L’augmentation à 1,75 %, annoncée par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, n’est pas en mesure de conquérir les taux actuels du marché et présente un véritable risque pour les établissements bancaires qui devront aligner leurs taux sur ceux annoncés.

Avec un taux à 1,75%, le livret A a mauvaise mine

Au lieu de 1,25 % actuellement, le taux de rémunération du Livret A passera à 1,75 % d’ici le 1er août prochain. Détenu par 50 millions d’épargnants, le livret A est le placement préféré des Français. Après l’inflation de juin dernier et l’augmentation du coût de la vie, ses intérêts sont revus à la hausse. Mais avec un taux d’inflation à 1,4%, au lieu des 1,2% annoncés, largement inférieur au taux du Livret A, la situation des Français semble difficilement améliorable.

Pour le Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer :

Cette décision fait suite à une période durant laquelle le Gouvernement a dérogé à plusieurs reprises à l’application de la formule de calcul en raison de circonstances exceptionnelles et afin de limiter l’ampleur de la baisse du taux du livret A et protéger ainsi le pouvoir d’achat des épargnants.

Mais cette hausse est en train de créer la polémique. En effet, selon un spécialiste :

Cette hausse est totalement déconnectée des taux de marché et se base à 100 % sur l’évolution de l’inflation.

Ainsi, la préférence des épargnants en matière de placements risque de se porter sur les livrets d’épargnes réglementés qui affichent des taux plus élevés, comme le Livret de développement durable (LDD) et le Livret bleu du Crédit Mutuel, qui affichent un taux  à 1,75% ; ou  encore sur les livrets d’épargne populaire (LEP) qui auront un taux fixe de 2,25%.