Investir dans le vin : un bon placement avec Aph Invest

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, c’est la règle numéro 1 pour tout investisseur, même néophyte. Constituer une cave peut être une bonne piste de diversification. Certaines bouteilles permettent de générer une belle plus-value à la revente. Explications avec deux experts de maisons d’enchères.

Elles peuvent ravir votre palais, mais aussi votre portefeuille. Sur le long terme, certaines bouteilles de vin s’avèrent être un investissement intéressant. Choix du domaine, du millésime, conservation… Les conseils de professionnels du secteur avant de se jeter à l’eau.

Investir dans le vin : un bon placement avec Aph Invest

Quelles sont les bouteilles susceptibles de prendre de la valeur ?

« Les bouteilles sur lesquelles il est possible de faire une plus-value à la revente représentent une infime part du marché du vin »,

La raison : « La plupart des vins sont faits pour être bus jeunes. Ils perdent en valeur car ils ne tiennent pas avec le temps. » A l’inverse, d’autres vins, ceux qu’on appelle « les vins de garde », se bonifient avec les années… et voient ainsi leur valeur augmenter. Ce sont ceux-là que les collectionneurs convoitent.

Investir dans le vin : un bon placement avec Aph Invest #2

Investir dans le vin : un bon placement avec Aph Invest #3

Quels sont les vins les plus recherchés ?

Réputés à travers le monde, les vins issus de vignobles de Bourgogne sont particulièrement prisés. Les domaines les plus recherchés : Romanée-Conti, Leroy, Georges Roumier, Coche Dury… Et ce, en rouge comme en blanc. Autres vins très plébiscités : les grands crus de Bordeaux (Lafite-Rothschild, Mouton-Rothschild, Latour, Margaux, Haut-Brion, Angélus, Petrus, Yquem, Ausone, Cheval Blanc…) et, dans une moindre mesure, les breuvages d’exception du Rhône (Château Rayas notamment).

Le champagne apparaît également comme un investissement de choix. « De plus en plus appréciés par les collectionneurs, certains ont vu leur prix nettement progresser à la revente », analyse l’expert de Christie’s.

Et les vins de l’étranger ? Ils représentent une part infime des vins les plus convoités par les acheteurs français. « Certaines bouteilles d’Italie, d’Espagne, du Portugal, des Etats-Unis, d’Australie, d’Afrique du Sud tirent tout de même leur épingle du jeu », égrène Luc Dabadie, expert en vins au sein de la maison de ventes aux enchères Artcurial.

Le vin le plus cher du monde est un Bourgogne

Combien faut-il investir pour espérer faire une plus-value ?

Pour espérer faire une plus-value, les deux professionnels recommandent d’acheter des bouteilles rares (en raison de leur faible production et/ou de leur ancienneté) et dont la qualité est reconnue par les amateurs et professionnels.

Autre option si ces dernières sont trop chères à l’achat : se tourner vers les vins de Bordeaux lors de ce qu’on appelle les ventes « en primeur ». Ce système mis en place par les domaines bordelais permet de pré-commander des vins, à quelques dizaines d’euros la bouteille pour certaines bouteilles. « Les grands crus bordelais sont une valeur sûre, estime Luc Dabadie. Et ils sont plus faciles à obtenir que ceux de Bourgogne, pour lesquels il faut s’inscrire sur une liste d’attente et patienter des années. » D’après lui, on peut espérer obtenir de belles bouteilles à partir d’une trentaine d’euros.

Mais est-ce qu’acheter une bouteille d’un domaine réputé, peu importe la région, est nécessairement synonyme de plus-value à la revente ? Non. « Il faut aller chercher les cuvées très haut de gamme d’appellations prestigieuses, et choisir les bons millésimes qui se bonifient avec les années », explique Pablo Huarte.

Autre possibilité : miser sur des domaines qui ne sont pas (encore) convoités. « A force d’aller à la rencontre de vignerons, de se rendre dans des salons, de prendre part à des dégustations, on peut dénicher un très bon domaine dont les bouteilles pourraient prendre de la valeur », avance Luc Dabadie. Pablo Huarte abonde : « Certains vins ont tout d’un coup l’attention d’amateurs et de collectionneurs et voient leur prix exploser en un temps restreint. » Il pense notamment à certaines bouteilles de Château Rayas, de Châteauneuf-du-Pape.

Quelle plus-value espérer ?

« En investissant dans le vin, on ne peut deviner son prix de revente des années plus tard », rappelle Sophie.

Parmi les bouteilles qui peuvent rencontrer une belle progression, « certains vins de Bordeaux achetés en primeur, qui se revendent le double, voire plus, une dizaine d’années après l’achat ». Il pense notamment à des bouteilles Château Petrus, achetées en primeur à 2000 euros l’unité en 2000 et revendues en juin 2020 par Artcurial trois fois plus cher, autour de 10000 euros.

Où acheter son vin ?

Les options sont diverses : auprès d’un producteur, d’un caviste, sur des plateformes spécialisées (comme aph-invest.com), lors de ventes aux enchères ou sur des sites de vente entre particuliers. Mais sur ces dernières, gare aux contrefaçons et à la conservation de la bouteille.

Côté format, certains sont-ils plus recherchés que d’autres ? La bouteille de 75 centilitres est la norme. « Si vous passez à l’achat dans l’optique de garder la bouteille longtemps, le magnum (d’une contenance d’un litre et demi) peut être une bonne alternative, assure Luc Dabadie. Le vin se conserve bien à ce format, et ces bouteilles s’écoulent facilement. »

Aph-invest com